Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/19

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


nier avorton n’ajoute absolument rien aux coïonnades qui ont précédé.

C’est toujours, invariablement, l’expérimentalisme grossier d’un Bacon de table d’hôte, l’horreur du mystère, la science, l’évolution, le travail, le saint coït, l’éternelle resucée de l’atavisme, de l’hérédité, de la dégénérescence, etc. Et toute cette vacherie d’idées, dans quel style, bon Dieu !

Ah ! il ne se renouvelle pas, le vieux serpent, et n’évolue guère, je vous en réponds.

Les clichés Zola sont assez connus : « le soleil qui met sa note claire sur quelque chose », par exemple. Bien que je ne les aie pas comptés, j’estime qu’ils ne peuvent guère dépasser le chiffre de trente ou quarante, servis régulièrement et infatigablement, depuis qu’il y a des Rougon et qu’il existe des Macquart.

Il paraît que cela suffit aux cent cinquante mille clients de Nana ou de la Débâcle. Plusieurs même doivent trouver que c’est encore trop littéraire, trop encombrant.

Le débit serait peut-être plus énorme si on