Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/32

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les journaux même, toujours disposés, pourtant, à sucer l’empeigne d’un victorieux, s’en indignèrent une ou deux minutes. Abois inutiles et peu menaçants qui ne pouvaient le troubler.

Il n’en continua pas moins de se promulguer lui-même. Les étudiants, si littéraires, comme chacun sait, attentifs au pari mutuel et à la pédale, ont besoin de sa présidence pour leurs festins. Les Scandinaves le congratulent et les Anglais même le traduisent. Il est consulté sur toutes matières, étant devenu le Penseur, comme autrefois le vieil Hugo, et sa mitre prépondère en divers conciles. Enfin l’Académie, fille des âges, commence à rougir de concupiscence pour ce balbuzard.

La nécessité d’écrire un livre tel que Lourdes s’imposait donc à son vigilant esprit. Depuis quelque temps, en effet, des tentatives de régression au Catholicisme sépulcral se manifestaient. D’inexplicables gens, tels que Paul Verlaine, détraquaient l’imagination des jeunes hommes en leur parlant du Saint-Sacrement et de la Prière