Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/7

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nom de Zola offensait, révoltait, mettait en fuite, comme aurait pu faire un excrément.

Eh bien ! depuis l’Affaire, il est devenu l’admirateur, vous avez bien lu, l’ad-mi-ra-teur de Zola, le serviteur très-respectueux du titulaire de ce nom de vomissement et d’opprobre !

Dégringolé au niveau des bourgeois immondes, il a cru fermement, comme l’aurait cru le plus bas chien du dernier ressemeleur de Bruxelles ou du Grand Montrouge, que le scribe des Rougon-Macquart pouvait avoir eu un éclair de désintéressement ou de générosité…!

Après cela, comment ne pas songer à l’idiotifiant pouvoir attribué à certains démons ?


Pour ce qui est de moi, je déclare qu’on me fera expirer dans les plus horribles tourments avant d’obtenir que je sacrifie à une aussi fécale idole, ou même que je consente à la regarder, ne fût-ce qu’une fois et de très loin, sans exprimer, de manière ou d’autre, mon dégoût immense.

Dussé-je rester seul, je vilipenderai et je conspuerai, jusqu’à l’extinction de mes forces, le répugnant crétin et l’abominable voyou -