Page:Bloy - Je m'accuse, La Maison d'Art, 1900.djvu/93

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En attendant, voici une interview du Crétin. Un quelconque de l’Aurore court à Médan sur bicyclette. Entretien sublime avec le patron qui n’a perdu, ni risqué — ainsi que le prétendent quelques jobards — ni sa fortune ramassée avec la langue dans les émonctoires des bourgeois, ni sa réputation de Salaud. Au contraire, certes !

La dite interview nous apprend, d’abord, ceci : « Cyclisme et photographie, telles sont les occupations principales de Zola en vacances ». Cette révélation n’a rien d’imprévu. Il doit nécessairement collectionner des timbres-poste, prendre des leçons de piano, etc., aucune idiotie bourgeoise ne devant être étrangère à cet incomparable bourgeois. On apprendra, un jour, qu’il introduit « des thermomètres dans les derrières », comme les héros de Flaubert.

On parle aussi, bien entendu, de l’Affaire. Alors, ça devient très beau. « On m’a offert des sommes folles pour des conférences en Amérique ». On lui a proposé des trésors pour un drame ou un roman sur la dite affaire. « J’ai tout refusé » !