Page:Bloy - Les Dernières Colonnes de l’Église, Mercure de France, 1903.djvu/174

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d’un excellent article de M. Demolins dans le Pays de France. Cette revue, publiée à Aix-en-Provence, est une des meilleures qui soient, et M. Demolins est une espèce de prodige. Affirmation qui ne paraîtra pas excessive quand on saura qu’il s’agit d’un catholique moderne capable de discernement et de virilité ! Franchement, je n’en vois pas d’autre, du moins à cet étage d’intellectualité supérieure.

Si nous étions à une époque normale, je n’hésiterais pas à prédire à M. Demolins un ascendant extraordinaire dans le plus prochain avenir. À notre époque, je ne peux lui pronostiquer que l’ignominie et les supplices. Je lis cet écrivain comme on boit un vin puissant et je songe à la solitude méritée d’un tel penseur.

« La Crise religieuse est écrite par un religieux dominicain non défroqué — cette indication me paraît indispensable — et publiée avec l’approbation des supérieurs de l’Ordre. Elle doit donc être l’œuvre d’un homme essentiellement croyant et pratiquant ; le père Maumus