Page:Boissy-Oeuvres de Théâtre de M. Boissy. Vol.2-1773.djvu/223

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Les révolutions qui se font dans ce cas,
Ébranlent tous les sens, & sont des plus à craindre.


LA MARQUISE.

Monsieur, secourez-la.


MONTVAL.

Monsieur, secourez-la.Mais à parler sans feindre,
Mon embarras est grand. Il me faut tout mon art
Pour la bien rétablir.


CLÉON.

Pour la bien rétablir.Les filles la plupart,
À l’aspect d’un époux qui s’offre, & qui s’empresse,
Font paroître leur joie, & non pas leur tristesse.


MONTVAL.

Il faut, Monsieur, il faut, dans ces occasions,
Considérer les tems, & les positions :
Éloignez-vous de grace & les uns & les autres.


LE BARON.

Oui, sortons. Nos secours, Monsieur, nuiroient aux vôtres.


LA MARQUISE.

Je vous la recommande.


LISETTE.

Je vous la recommande.Elle est en bonnes mains.


CLÉON, à Montval.

Monsieur…


MONTVAL, avec colere.

Monsieur…Votre présence est tout ce que je crains.
Sortez.

(Cléon sort avec la marquise et le baron.)