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ANTOINE MANSEAU.

trouvait qu’une petite école qui ne tint que quelques mois. Point de chantres pour les offices publics ; point d’enfants de chœur exercés pour les cérémonies de l’Église.

L’Église elle-même, quoique bien bâtie, manquait de mobilier : point d’autel décent, point de tableau, point de retable, point de stalles, point de tapis. La sacristie était aussi dénuée d’ornements, de linges et de tout ce qui contribue à donner de la solennité aux saints offices.

Le nouveau curé comprit donc tout d’abord qu’il avait une rude tâche à remplir et qu’il lui fallait se multiplier, s’il voulait répondre à tant de besoins.

Il commença par établir une école dans la sacristie, où il réunit une demie douzaine de jeunes garçons à qui il donna lui-même des leçons de lecture, d’écriture et de chant, en insistant surtout sur les cérémonies de l’Église qu’il apprit à ses heureux élèves à bien exécuter. Ce moyen lui réussit à merveille, puisque dans l’espace de quelques mois, il put se procurer le personnel absolument nécessaire pour célébrer décemment les saints offices. Il continua cette école, deux fois par jour, pendant quatre années. Par ce moyen, il put doter son Église de chantres et de servants très-habiles.