Page:Bosc - De la fluxion périodique des yeux et de l'immobilité.djvu/11

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Une lésion très-commune que l’on observe à la suite de la fluxion périodique, c’est la cataracte. M. Hamon aîné s’exprime ainsi au sujet de cette altération : « Sur vingt chevaux atteints d’ophthalmie interne rémittente, dix-huit au moins sont affectés de cataracte ; elle commence toujours par un ou plusieurs points blancs argentés, qui demeurent quelquefois stationnaires pendant longtemps, mais qui, le plus souvent, envahissent le cristallin au fur et à mesure que les accès se font sentir, finissent par se confondre et le rendent tout à fait opaque et imperméable aux rayons lumineux. Ce n’est guère qu’au bout d’un an ou deux qu’on distingue bien les altérations survenues à tout le globe oculaire ; alors, on ne distingue plus de pupille ; le cristallin occupe la place de cette ouverture ; il paraît comme hypertrophié, irrégulièrement bosselé et flottant dans la chambre de l’œil. »

Voici les principales lésions que laisse encore l’ophthalmie intermittente : une opacité, une coloration variable des humeurs qui peuvent être augmentées ou, le plus souvent, diminuées ou altérées. Le cristallin, plus ou moins opaque, s’est avancé parfois jusque dans la chambre antérieure et adhère, soit à la cornée, soit à l’iris. Celui-ci est ridé, flétri ; il se confond avec les autres parties ou bien il présente une ouverture très-élargie. La rétine, la choroïde, les procès-ciliaires se confondent, se ramollissent et même disparaissent. Le tapetum est modifié dans sa couleur et devient parfois d’un vert jaunâtre ; le nerf optique est atrophié ou ramolli. Rodet a noté l’injection de ce nerf et des couches d’où il émerge chez un cheval fluxionnaire, abattu pour cause de morve.

Diagnostic différentiel. — Au début, on peut confondre