Page:Bosc - De la fluxion périodique des yeux et de l'immobilité.djvu/26

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


que le mot Colique appliqué aux maladies qui ont pour siège les différents organes de la cavité abdominale. Ces deux expressions ne s’appliquent point, en effet, à un état pathologique bien défini quant à sa nature, mais seulement à un ensemble de symptômes qui ne sont que la manifestation d’altérations très-diverses.

Quoi qu’il en soit de la nature de cet état morbide, il n’en résulte pas moins que les symptômes qui le caractérisent revêtent une telle uniformité, qu’on peut en faire une étude spéciale et qu’il ne doit point pour cela être exclu de la liste des vices rédhibitoires.

Avant d’entreprendre l’étude des différentes recherches auxquelles doit se livrer l’expert, il est bon de rappeler sommairement les principaux caractères de cette affection.

L’immobilité, dont les causes sont très-variées et encore bien obscures, se fait remarquer surtout chez les chevaux à tempérament nervoso-lymphatique, à tête busquée, à crâne étroit, à oreilles rapprochées (qui manquent de cervelles).

C’est surtout pendant le repos, pendant le travail et pendant l’action de manger que l’on peut constater les principaux signes.

Pendant le repos. — Considéré dans la station debout, à [écurie, l’animal immobile a le faciès triste, sans expression ; sa tête est portée basse, souvent appuyée sur la mangeoire ; ses attitudes sont fixes : il est indifférent à tout ce qui l’entoure. Dans la station, il conserve la position d’équilibre instable que l’on donne à ses membres, soit antérieurs, soit postérieurs, quand on les croise ; ce symptôme est encore plus marqué ordinairement après un exercice forcé.

La tête peut aussi être placée, au gré de l’expérimentateur,