Page:Boucher d’Argis - Ordonnance du mois d’aoust 1539, 1786.djvu/34

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xxiii
Préliminaire.

fense de la cause la plus simple, et voilà ce qu’on appelloit l’éloquence. Rien n’en imite mieux le ridicule que les plaidoyers de Petit-Jean et de l’Intimé dans la charmante comédie des Plaideurs. Malgré tous ces défauts, qui étoient ceux du siecle, Poyet, regardé comme un des premiers orateurs de la capitale, fut choisi par Louise de Savoie, mere de François Ier pour ſoutenir contre le Connétable de Bourbon, ſes droits dans la ſuccession des biens de cette Maison. Poyet défendit cette cause avec ſuccès, et une charge d’Avocat-Général au Parlement de Paris fut ſa récompense ; il l’obtint par le crédit de ſon auguste cliente. Il y fut reçu en 1531, et cette magistrature le conduisit rapidement à