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thage; un sur celle de Mithridate, un sur celle d'Illyrie, 5 livres sur les guerres civiles de Rome), et des extraits de la plupart des autres. Le tout a été publié par Schweighæuser, Leipsick, 1785, 3 vol. in-8, gr.-lat., et par Dübner, Didot, 1840, gr. in-8; et trad. en fr. par Seyssel, Lyon, 1544, par Odet-Desmares, Paris, 1659. Les cinq livres des guerres civiles (livres XIII-XVII) ont été trad. à part par Combes-Dounous, Paris, 1808, 3 vol. in-8. L'histoire d'Appien jouit d'une grande autorité; elle contient d'ailleurs sur plusieurs époques de l'histoire romaine les seuls renseignements que nous possédions. On peut consulter sur cet auteur les Exercitationes in Appiani historias de Schweighæuser, Strasb., 1781.

APPIENNE (Voie), Via Appia, Via censorina, une des plus belles routes romaines, partait de Rome, passait par Capoue et se terminait à Brindes. Commencée par le censeur Appius Claudius Cæcus vers 311 av. J.-C., continuée par César, elle fut terminée par Auguste. On la surnommait Regina viarum.

APPII FORUM, Borgo-Longo ou San-Donato, v. des Volsques, à 55 k. S. de Rome, sur la voie Appienne.

APPLEBY, bourg d'Angleterre, capit. du Westmoreland, sur l'Eden, à 370 k. N. N. O. de Londres; 1000 h. Anc. château des comtes de Thanet. Grand marché aux grains. École fondée par Élisabeth.

APPROUAGE, rivière de la Guyane française, se jette dans l'Atlantique près d'un bourg de même nom, situé à 75 k. S. E. de Cayenne. Cette rivière roule des paillettes d'or.

APRAXINE (Fœder-Matveïévitch), amiral russe, né en 1671, mort en 1728, fut un des créateurs de la marine russe. Il remporta plusieurs victoires sur les Suédois en Ingrie et en Esthonie, s'empara des îles d'Aland et fut un des principaux instruments de la gloire de Pierre le Grand; un instant disgracié pour déprédations, il rentra bientôt en grâce, et fut élevé aux dignités de sénateur, d'amiral général de Russie et de conseiller privé.

APRAXINE (Étienne-Fœdorovitch, comte), feld-maréchal, petit-fils du préc., combattit d'abord contre les Turcs sous les ordres du maréchal Munich, aida le vice-chancelier Bestouchef à supplanter le comte l'Estocq, favori de l'impératrice Élisabeth, et engagea cette princesse dans la guerre de Sept ans. Nommé commandant en chef, il s'empara de Memel et battit les Prussiens à Gross-Jægerndorf (1757), mais il ne sut point mettre à profit sa victoire. Accusé de trahison pour ce fait, il fut rappelé et mourut pendant qu'on lui faisait son procès, 1760.

APRÈS DE MANNEVILLETTE (J. B.), hydrographe, né au Havre en 1707, mort en 1780, devint capitaine de vaisseau, explora les côtes de l'Inde et de la Chine, et publia, sous le titre de Neptune oriental (1745-1775), d'excellentes cartes de ces parages.

APRIÈS, roi d'Égypte, 595-570 av. J.-C., prit Sidon et Chypre. Après un règne de 26 ans, il fut détrôné et mis à mort par Amasis, un de ses sujets. On le nomme aussi Éphrée ou Hophra.

APS, Alba Helviorum, puis Alba Augusta, vge de l'Ardèche, dans l'anc. Vivarais, à 11 k. N. O. de Viviers; 1438 h. Jadis capit. des Helviens, et siége d'un évêché, transporté à Viviers en 411.

APT, Apta Julia, ch.-l. d'arr. (Vaucluse), sur le Calavon, à 55 k. E. d'Avignon; 4314 hab. Trib. de 1re inst., collége. Faïences, bougies, truffes, confitures. Jadis tapit. des Vulgientes.

APULÉE, Lucius Apuleius, écrivain latin et philosophe platonicien, né à Madaure vers 114 de J.-C., mort en 190, étudia la philosophie à Athènes, puis vint à Rome, où il exerça avec succès la profession d'avocat. De retour dans sa patrie, il rétablit sa fortune, fort réduite par de fréquents voyages, en épousant une riche veuve. Accusé par les parents de cette femme d'avoir employé la magie pour s'en faire aimer, il se justifia en prononçant une éloquente apologie, qui nous a été conservée. On a d'Apulée : la Métamorphose, vulgairement appelée l’Âne d'or, en 11 livres, roman ingénieux, dans lequel se trouve le fameux épisode de Psyché, mis en vers par La Fontaine; son Apologie; les Florides, fragments de ses discours; 3 livres Sur la doctrine et la vie de Platon, un livre Sur le Dieu de Socrate, un Sur le monde; on lui attribue en outre un grand nombre d'autres ouvrages. Possédant également le grec et le latin, il avait traduit plusieurs écrits des philosophes grecs. Son style, souvent enflé, se ressent du pays où il écrivait : il est plein de mots barbares. Ses œuvres ont été publiées ad usum Delphini; Paris 1688; les éditions les plus estimées sont celles d'Oudendorp, Ruhnken et Bosscha, 3 vol. in-4, Leyde, 1786-1823, et de Hildebrand, Leips., 1842, 2 v. in-8. On a donné un grand nombre d'éditions et de traductions spéciales de l’Âne d'or; les traductions françaises les plus récentes sont celles de Bastien, Paris, 1787, et de Maury, 1812. M. Bétolaud a donné une trad. complète d'Apulée, dans la collect. Panckoucke, 1835-38. Il a aussi été trad. dans la coll. Nisard.

APULEIUS SATURNINUS (L.). V. SATURNINUS.

APULIE, vulgairement la Pouille, région de l'Italie, au S. E., le long de l'Adriatique, s'étend au S. et à l'E. du fleuve Frento et au N. du Bradanus, et se divise en 2 parties : l'une italique, au N., comprenant l'Apulie propre, la Daunie, la péninsule du mont Gargane; l'autre grecque, dite aussi Iapygie, au S., et comprenant le pays des Salentins, la Messapie avec les Calabres et la Peucétie. Villes princip.: Apulum-Asculum, Arpi, Herdonea, Salapia, Venusia, Aquilonia, Canusium. — Les Apuliens étaient de race osque. Leur pays fut colonisé par les Arcadiens Œnotrus et Peucétius, puis par Diomède. Il forme auj. la Capitanate et partie des Terres de Bari, d'Otrante et de la Basilicate.

APULUM ASCULUM. V. ASCULUM.

APURE, riv. de Colombie, naît à 80 k. N. O. de Varinas, reçoit le Canaguan, le Sto-Domingo , le Manporro, et se jette dans l'Orénoque. Elle donne son nom à une province de la république de Vénézuela, qui a pour ch.-l. Achagua. Beaucoup de crocodiles.

APURIMAC, riv. du Pérou, prend sa source dans les Andes du Pérou, près d'Arequipa, court au N. E., reçoit le Pachachaca, le Pampas, le Mantaro, le Vilcomayo, le Paucar-Tambo, puis s'unit au Beni avec lequel il forme l'Ucayal, et se joint enfin au Tunguragua pour former l'Amazone ; env. 900 k. de cours.

AQUÆ, c.-à-d. Eaux, nom donné par les Latins à un grand nombre de villes où se trouvaient des sources d'eaux minérales. Les principales sont :

AQUÆ, auj. Acqs ou Ax (Ariége).

A. ALLOBROGUM, auj. Aix-les-Bains (Savoie).

A. AUGUSTÆ OU TARBELLICÆ, auj. Dax (Landes).

A. AURELIÆ, auj. Baden-Baden.

A. BORBONIÆ, auj. Bourbon-l'Archambault.

A. BORVONIS, auj. Bourbonne-les-Bains.

A. CALENTES, auj. Chaudes-Aigues.

A. CALIDÆ, auj. Vichy, et Bath en Angleterre.

A. CONVENARUM, auj. Bagnères de Bigorre.

A. FLAVIÆ, auj. Chaves (Galice).

A. HELVETICÆ OU VERBIGENÆ, auj. Bade (Suisse)

A. MORTUÆ, auj. Aigues-Mortes.

A. NERÆ, auj. Néris.

A. NISINEII, auj. Bourbon-Lancy.

A. PANNONICÆ, auj. Bade (Autriche).

A. SEXTIÆ, auj. Aix (Bouches-du-Rhône).

A. SICCÆ, auj. Sèches (près de Toulouse).

A. SOLIS, auj. Bath.

A. SPARSÆ, auj. Aigueperse.

A. STATIELLÆ, auj. Acqui.

A. TACAPINÆ, auj. El-Hamma de Cabès (Tunis).

A. TARBELLICÆ, la même que AQUÆ AUGUSTÆ.

— Pour les noms qui ne se trouvent pas ici, V. le nom qui suit le mot Aquæ.

AQUAPENDENTE, AQUAVIVA, etc. V. ACQ.....

AQUENSIS VICUS, AQUÆ CONVENARUM, v. d'Aquitaine, auj. Bagnères de Bigorre.

AQUILA, v. du roy. d'Italie, ch.-l. de l'Abruzze ultér. 2e, à 170 k. N. N. O. de Naples, sur l'Aterno;