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tude des antiquités de l'Ecosse. Il était agent colonial des îles Bahama et membre de la Société royale:

CHALMERS (Alexandre), né à Aberdeen en 1759, mort en 1834, membre de la Société royale de Londres, est auteur d'un célèbre dictionnaire biographique : General biogravhical Diclionary, publié de 1812 à 1817, en 32 vol. in-8. Il a aussi donné un Dictionnaire de la langue anglaise, des éditions de Shakespeare, Fielding, Johnson, Bolingbroke, et une collection des Poètes anglais.

CHALMERS (le Dr Thomas), théologien écossais (1770-1847), d'abord pasteur à Glascow, puis professeur de philosophie à l'Université de St-André, fut l'ornement de l'église presbytérienne et consomma la séparation de l'Église et de l'État (1843). Excellent prédicateur, il brillait à la fois par la profondeur des idées et l'élégance du style. Ses Sermons ont été traduits en français par E. Diodati, 1825. Il a aussi laissé des traités théologiques : Preuves et autorité de la religion chrétienne, traduit par Vincent, 1819; La révélation en harmonie avec l'astronomie moderne, traduit en 1827; Institutes de théologie, ouvrage posthume; et des ouvrages d'économie sociale : Economie civile et chrétienne, 1821; Économie politique considérée par rapport à l'état moral de la société, 1825. Ses Œuvres, recueillies après sa mort par son fils, forment 34 vol. in-8. Th. Chalmers était correspondant de l'Institut.

CHÂLON, CHALLON, CHALON-SUR-SAONE, Caballi-num, Cabillonum, ch.-l. d'arr. (Saône-et-Loire), sur la Saône, à l'emb. du canal du Centre, à 343 kil. S. E. de Paris, 383 par ch. de fer, à 58 kil. N. de Mâcon; 19 709 hab. Ville jolie: cathédrale gothique de St-Vincent, beau quai, 3 promenades. Trib. de 1™ inst. et de commerce, collège, biblioth. Fonderies de fer. Grand commerce, surtout en vins, vinaigres et moutarde. Patrie de Denon. — Cité importante des Ëduens au temps des Gaulois, fortifiée par les Romains après la conquête. Convertie au Christianisme par S. Marcel et S. Valérien au n* s., elle eut de bonne heure un évêché, qui ne fut supprimé qu'à la Révolution. Enlevée aux Romains par tes Bourguignons dans lev siècle, puis détruite par Attila, cette ville se releva sous les premiers rois bur-gundes. Sous les Carlovingiens elle devint Te chef-lieu d'un comté héréditaire, qui depuis 968 releva comme fief du duché de Bourgogne. Ce comté, après avoir passé dans plusieurs maisons , entra dans celle d'Auxonne en la personne de Jean le Sage, tige de la célèbre maison de Châlon, d'où sortirent les comtes d'Auxerre et de Tonnerre, les seigneurs de Salins, plusieurs princes d'Orange, etc. Le comté fut réuni au duché de Bourgogne en 1267, après la mort de Jean le Sage, et tous deux rentrèrent en même temps dans le domaine de la couronne (1477).

CHALONNAIS. On donnait ce nom : 1° à une portion du grand gouvt de Champagne-et-Brie, dans la Champagne proprement dite : ville principale, Châlons-sur-Marne; 2° à une portion du duclre de Bourgogne divisée en Châlonnais propre (ch.-l., Chalon-sur-Saône), et Bresse Châlonnaise (ch.-l., St-Laurent-lès-Châlon).

CHALONNE, ch.-l. de cant. (Maine-et-Loire), à 23 kil. S. 0. d'Angers; station; 4888 hab. Siamoises, serges, distilleries, etc. Puits houillercreusé en 1839.

CHÂLONS-SUR-MARNE, Catalauni, Duro-Ca-talaunxm, ch.-l. du dép. de la Marne, sur la r. g. de laMarne, à 156 kil. E. de Paris (171 kil. par Ëper-nay) ; 16 675 h. Ëvêché, trib. de 1" inst. et de commerce. Collège; école d'arts et métiers ; soc d'agriculture, sciences et arts. Belle cathédrale, bel hôtel de ville, bibliothèque, cabinet d'hist. naturelle, jardin botanique, belle promenade du Jard, beau pont de pierre. Bonneterie, filatures de coton, etc. Grand commerce de vins de Champagne. Patrie de Perrot d'Ablancourt, de Claude d'Espence, etc. Il s'y tint plusieurs conciles. S. Bernard y prêcha la croisade en 1147. Les env. furent le théâtre de deux célèbres batailles : dans l'une, Aurélien battit Tétricus (273); dans l'autre, Attila fut battu par Aétius et par les Goths, les Francs et les Burgundes réunis (451). T. CHALON,

CHALOSSE, Calossia, anc pays de France, dans la Basse-Guyenne, auj. dans le dép. des Landes, ch.-l., St-Sever ; v.principales : Arsac, Toulouzette.

CHALUS, ch.-l. de c (Hte-Vienne), à 21 k. N. O. de St-Yrieix; 1260 hab. Foire pour chevaux et mulets. Ane château fort, dont il reste des ruines. En 1199, Richard Cœur de Lion reçut une biessure mortelle au siège de ce château.

CHALYBES, peuple de Paphlagonie, entre les Tibarènes à l'O. et les Mosynéces à l'E., possédait Amisus et Sinope. Leur pays produisait beaucoup de fer, et on y fabriquait beaucoup d'acier, d'où le nom de chalybs donné par les Grecs à l'acier.

CHALYBON ou BERËE, auj. Alep, v. de la Syrie euphratésienne, ch.-l. de la Chalybonitide, ainsi nommée de l'acier, chalybs, qui faisait l'objet de sou principal commerce.

CHAM, 2° filsdeNoé, eut 4 fils, Chus, Mesraïm, Phutet Chanaan, dont les descendants peuplèrent le-S. O. de l'Asie et l'Afrique. Ayant- rencontré son père nu et dans un état d'ivresse, il se rit de lui, tandis que ses frères couvrirent sa nudité : pour le punir, Noé le maudit ainsi que son fils Chanaan.

CHAM, nom de l'Egypte dans les livres saints.

CHAMAK.IE (VIEILLE-) , v. de la Russie d'Asie (Chirvan), à 130 k. S. E. de Derbend. Détruite par Nadir-Chah, à la fin du dernier siècle. — A 20 kil. S. O. a été bâtie la Nouv.-Chamakie ; 6000 hab. Résidence du commandant russe.

CHAMALARY, un des pics les plus élevés,, de l'Himalaya, sur la limite du Thibet et du Boutan, par 28° 4' lat. N., 87° 3' long. E., a de 8 à 9000 ».

CHAMANISME, faux culte répandu chez les Sa-moyèdes, les Bouriates, les peuples de la Sibérie orientale et les insulaires de l'Océan Pacifique. Leur Dieu est un être suprême qui habite le soleil; il a sous ses ordres une foule de divinités inférieures-ou de génies, les uns bienfaisants; les autres malfaisants, dont le plus puissant est Chaïtan (Satan?). Ses prêtres, les chamanes, portent une queue de cheval et sont armés d'un tambourin pour chasser les mauvais esprits ; ils prédisent l'avenir et se livrent à toutes-sortes de jongleries. La femme chez ce peuple est un être immonde, qui n'a point d'âme. Les sectateurs de ce culte grossier diminuent de jour en jour.

CHAMAVES, Chamavi, peuple delà Germanie, habitèrent, avec les Angrivariens et après les Bruc-tères, sur la rive droite du Rhin et à l'O. de l'Yssel; ils firent partie de la ligue francique.

CHAMBELLAN, charge de cour. 7. cet article dans notre Dict.univ. des Sciences, des Lettres et des Arts.

CHAMBERS (Ephraïm), écrivain anglais, né à Milton fWestmoreland), mort en 1740, publia àLon-dres en 1728, sous le titre &'Encyclopédie ou Dictionnaire des arts et des sciences, en 2 vol. in-fol., un ouvrage qui obtint un plein succès, et qui le fit admettre à la Société royale de Londres. Cet ouvrage, qui donna l'idée de l'Encyclopédie française, a eu un grand nombre d'éditions. Une des plus estimées est celle de Rees. 1788-91, Londres, 5 vol. in-fol.

CHAMBERS (Guili.), architecte, né à Stockholm en 1726, mort à Londres en 1796, fut envoyé jeune dans l'Inde, séjourna quelque temps en Chine et y étudia l'architecture chinoise; étant venu ensuite se fixer à Londres, il y répandit le goût de ce genre d'architecture, et fut chargé de construire plusieurs maisons et de distribuer des jardins dans ce goût. On a de lui : Dessins des édifices.... chinois, 1757; Dissertation sur le jardinage chinois; Traité d'Architecture civile, 1779.

CHAMBERTIN, célèbre vignoble de la Côte-d'Or, commune de Gevrey, à 18 k. N. E. de Beaune, à 3 k. N. de Nuyts. Vins rouges fort recherchés.

CHAMBÉRY, Camberium ou Camberia cum enlatin mod., v. de France, ch.-l. du dép. de Savoie, sur la