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— Nankin a été longtemps la capitale de la Chine ; mais en 1363 la translation des six grands tribunaux à Péking a donné son rang à celle-ci. Les Mings y faisaient leur résidence l’été. Les empereurs mandchoux l’ont prise en 1645 et l’ont complètement négligée. Cette ville a été fort endommagée par un tremblement de terre en 1796. Les Anglais l’ont bombardée en 1842 et y ont conclu, la même année, le traité qui leur donna l’île de Hong-Kong, et leur ouvrit le commerce des ports de Canton, Émouy (Amoy), Ning-Po, Fou-Tchéou, et Shang-Hai. Elle a été occupée vers 1860 par les insurgés.

NANNI (Jean). V. ANNIUS DE VITERBE.

NANNONI (Ange), chirurgien de Florence, 1715-90, l’un des premiers opérateurs de son temps, perfectionna l’opération de la taille et combattit le système de l’humorisme galénique. Son ouvrage principal est intitulé : Della simplicita del medicare, Flor., 3 vol., 1761-67.

NANSOUTY (Ant. CHAMPION, comte de), général, né à Bordeaux en 1768, m. en 1815, passa par tous les grades et fut fait général de division en 1803. Il fit la campagne d’Allemagne sous Moreau, celle de Portugal avec Leclerc, prit part à la conquête du Hanovre sous Mortier, aux batailles d’Austerlitz, de Wagram, de Friedland, où il exécuta des charges décisives à la tête de ses cuirassiers, fut blessé à Borodino, commanda la cavalerie à la bat. de Leipsick, s’empara du défilé d’Hanau après la défaite et déploya la plus grande activité pendant la campagne de France. Il se rallia aux Bourbons en 1814 et fut nommé capitaine des mousquetaires. C’était un des meilleurs généraux de cavalerie de l’époque.

NANT, ch.-l. de c. (Aveyron), à 24 kil. S. E. de Milhau ; 1460 hab.

NANTERRE, Nannetodurum, bg du dép. de la Seine (arr. de St-Denis), au pied du mont Valérien, à 12 k. N. O. de Paris, sur le chemin de fer de St-Germain ; 3549h. Gâteaux dits de Nanterre, porcs, petit salé, pierres à bâtir. - Patrie de Ste Geneviève et du conventionnel Henriot. Pris et brûlé plusieurs fois, notamment par les Anglais en 1346. On y couronne tous les ans une rosière le lundi de la Pentecôte.

NANTES, Condivicnum, Namnetes, chef-l. du dép. de la Loire-Inf., sur la r. dr. de la Loire, au confluent de ce fleuve avec la Sèvre nantaise et l’Erdre, à 392 kil. S. O. de Paris par la route, et à 427 par chemin de fer ; 113 625 hab. Évêché, suffragant de Tours, église calviniste ; siège de la 15e division militaire, trib. de 1re inst. et de commerce ; lycée, école préparatoire aux facultés, école secondaire de médecine, éc. de commerce, de dessin, d’hydrographie. Les petits vaisseaux remontent la Loire jusqu’à Nantes ; un canal unit cette ville à Brest. Les vieux quartiers de la ville sont laids et sales, mais le reste est élégant et régulier : on cite le quartier Graslin, l’île Feydeau, le faubourg de la Fosse, les cours St-Pierre et St-André, ornés des statues de Du Guesclin et de Clisson, le cours Napoléon, où s’élève la statue de Cambronne ; belles places ; beaux quais ; cathédrale de St-Pierre qui renferme le magnifique mausolée de François II, duc de Bretagne, et de Marguerite de Foix, par Michel Colomb. Bourse, l’une des plus belles de France, théâtre, halle neuve, préfecture, hôtel de ville, hôtel des monnaies, palais épiscopal ; les Salorges, restes du palais des ducs de Bretagne ; beau musée d’antiquités, cabinet d’histoire naturelle, jardin botanique, bibliothèque, observatoire ; société d’horticulture. Banque ; entrepôt de sel. Tissus dits de Nantes, cotons, toiles peintes, flanelle, etc. ; chapeaux, bonneterie, faïences ; mécaniques, coutellerie, outils aratoires ; fonderies en fer et cuivre, verreries, raffineries de sucre, distilleries, tanneries, clouteries, corroieries, etc. ; construction de vaisseaux marchands et de corvettes. Très-grand commerce maritime : denrées coloniales, grains, biscuits, farine, laines, cuirs, meubles, livres, etc. ; armements pour la pêche de la morue. La traite des noirs eut longtemps à Nantes


une grande importance. Patrie de la reine Anne de Bretagne, du marin Cossard, de l’architecte Boffrand, du savant Lacroze ; Fouché est né près de là. — Nantes fut une des principales villes armoricaines. Les Normands la brûlèrent en 834, 853, 871 et 959 ; elle fut inutilement assiégée par les Anglais en 1343. Henri IV y rendit, en 1598, le célèbre Édit de Nantes, qui accordait aux Protestants le libre exercice de leur culte et des places de sûreté ; Louis XIV, voulant rétablir l’unité de religion, révoqua cet édit de tolérance en 1685, au risque de priver la France d’une foule de familles industrieuses, Nantes souffrit beaucoup pendant la Révolution : l’armée vendéenne, en juin 1793, marcha sur cette ville, mais ne put la prendre ; Carrier y commit des horreurs (les noyades, les mariages républicains, etc.).

NANTEUIL (Robert), célèbre graveur de portraits et peintre au pastel, ne à Reims en 1630, m. à Paris en 1678, avait autant de facilité que de talent. Il reçut de Louis XIV une pension avec le titre de dessinateur et graveur de son cabinet et eut une grande vogue auprès du public ; mais il dissipa sa fortune et abrégea sa vie par ses excès. On a de lui au moins 280 portraits, parmi lesquels on remarque ceux de Louis XIV, d’Arnaud de Pomponne, de Mazarin, de Turenne, du marquis de Castelnau. Le style en est à la fois ferme et moelleux, le travail pur et fini.

NANTEUIL (Ch. Fr. Lebœuf, dit), sculpteur, né à Paris en 1792, m. en 1865, a été membre de l’Académie des beaux arts. On cite de lui surtout le fronton de N.-D. de Lorette.

NANTEUIL-LE-HAUDOUIN, ch.-l. de c. (Oise), à 20 kil. S. E. de Senlis ; 1545 hab. Ancien prieuré de Bénédictins. Pépinières, grains, corderies, etc.

NANTIAT, ch.-l. de c. (H.-Vienne), à 17 k. S. E. de Bellac ; 1326 hab.

NANTIGNY (CHASOT de), généalogiste, né en 1692 à Saulx-le-Duc en Bourgogne, m. en 1755. On lui doit, entre autres ouvrages, les Généalogies historiques, Paris, 1736-38, 4 vol. in-4, et des Tablettes chronologiques, 1749-57, 8 vol. in-24. C’est lui qui rédigea la partie généalogique dans les Suppléments de Moréri.

NANTILDE, reine de France, femme de Dagobert et mère de Clovis II, gouverna au nom de ce jeune prince avec le maire du palais Éga, et mourut en 642.

NANTOUILLET, vge de Seine-et-Marne, à 12 k. de Meaux ; 300 h. Anc. château fort, dont les sires ont joué un rôle sous Louis XI.

NANTUA, ch.-l. d’arr. (Ain), au bord du petit lac de Nantua, entre deux montagnes, à 36 kil. E. de Bourg ; 3726 hab. Trib. de 1re instance, collège. Percale, calicot, toiles de coton et fil ; filature de coton, moulinage hydraulique de soie, sciage de bois, etc. Excellentes truites. - La ville se forma autour d’un monastère de Bénédictins, fondé en 671 par S. Amand, et dans l’église duquel Charles le Chauve fut enterré. Elle dépendait autrefois du Bugey.

NANTUATES, peuplade gauloise, dans les Alpes Graies-et-Pennines, habitait au S. du lac Léman, entre les Seduni et les Veragri, sur les confins des Allobroges, et occupait le pays qui forma depuis le Chablais et le Bas-Valais. Leur ville principale était Tarnaix (auj. St-Maurice ? )

NANTUCKET, île du Massachussetts, à 48 kil. de la côte, par 41° 15’ lat. N., 72° 28’ long. O. : 35 kil. sur 9 ; 7300 hab. ; ch.-l., Nantucket, sur la côte N.O., à 200 kil. E. de Boston ; petit port.

NAPATA, anc. v. de l’Ethiopie, sur le Nil, à trois journées du golfe Arabique, était la résidence de la reine Candace. Les Romains, commandés par Petronius, préfet d’Égypte, la prirent et la saccagèrent l’an 22 av. J.-C. ; mais ils l’abandonnèrent aussitôt.

NAPÉES (du grec Napé, vallon ombragé), nymphes qui présidaient aux montagnes, aux vallons, aux bois, aux bocages et aux prairies.

NAPIER (Jean), appelé par corruption Néper, baron de Markinston, mathématicien écossais, né en