Page:Bourgeois - Pour la Société des Nations.djvu/13

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contaminent les quartiers riches ; la misère aiguë, la souffrance de quelques-uns provoquent des troubles, des grèves, des révolutions. De ces faits et de tant d’autres analogues se dégage impérieusement pour Léon Bourgeois cette vérité : le bien de tous est lié au bien de chacun et réciproquement. Cette loi, qui est si loin d’être appliquée par les Sociétés modernes, il s’efforce d’en imprégner les intelligences et de la faire passer dans la réalité.

Ainsi s’explique son action dans des voies parfois très diverses. Il faut, d’abord, que la nation soit en bonne santé physique : de là toute la floraison d’œuvres qui rayonnent autour de l’ « Alliance d’hygiène sociale » dont il préside et conduit les travaux depuis plusieurs années. De là sa lutte contre le taudis, l’alcoolisme et la tuberculose ; son rôle comme Président de la « commission permanente de préservation contre la tuberculose, » son action parlementaire dans le vote de la loi sur les habitations à bon marché, la limitation des heures de travail, etc.

Les mêmes lois qui sont indispensables pour améliorer les conditions générales d’existence le sont plus encore pour transformer les rapports du capital et du travail et créer entre eux l’harmonie économique. De là toute une action coordonnée, par les œuvres et par les lois, pour assurer la paix sociale.