Page:Bouton - La Patrie en danger au 25 février 1848.djvu/27

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Mais, si les gardes nationaux de la 3e légion, du faubourg St-Denis, de la porte Montmartre, la place des Victoires jusqu’au quartier Montorgueil ; si ces tapageurs patentés n’avaient pas été enhardis par leurs exploits du passage Saucède, de la place des Petits Pères, du boulevart Saint-Denis, du faubourg Saint-Martin aboutissant au massacre des Capucines, ils ne se seraient pas donné rendez-vous le 24 à l’heure de midi dans la rue Montesquieu, et après s’être partagé des lauriers-sauces, ils n’auraient pas engagé le combat du Château d’Eau et chassé Louis-Philippe.

L’insurrection ramenée à sa plus simple expression, on trouve étonnante la chute de la Monarchie. À l’heure qu’il est j’en tombe encore de mon haut, et quand je vois un tas de fainéants transformés en héros, tant de petites gens devenus si orgueilleux d’une surprise, je me demande s’ils ne seraient pas rentrés sous terre, s’ils n’auraient pas trouvé de bons alibi pour le cas où l’on aurait fait crier : Vive la République ! dans la rue Saint-Denis, le matin du 24 Février.

Oui, le cri de : Vive la République ! poussé le 24 au matin dans la rue Richelieu, dans la rue Saint-Honoré et la rue Saint-Denis, aurait fait