Page:Bravat - Essai sur la race bovine gasconne.djvu/25

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ont compris ce qu’on exige d’eux. Peu à peu, on les met à un travail plus fort et bientôt le dressage est complet. Ce sont alors des bœufs que l’on emploie pour l’exploitation de la ferme ou que l’on vend pour le travail. Quand ils restent dans le pays, ils sont employés aux travaux de l’agriculture jusqu’à un âge avancé, trop avancé même pour pouvoir être livrés avec fruit à la boucherie. Voici ce que dit à ce sujet M. Sanson dans le Livre de la Ferme : « Le progrès pour la race Gascone consiste à réduire, dès maintenant, la durée de la vie des individus par le renouvellement plus fréquent des attelages de bœufs, en les livrant aux engraisseurs au moment où ils commencent à entrer dans la période décroissante de leur vie. On ne peut que perdre à faire travailler un bœuf au-delà de huit à neuf ans. Le capital qu’il représente va rapidement en décroissant à partir de ce moment. Le prix de revient de ses services se trouve donc augmenté d’autant. »

Quant à l’engraissement, on le pratique fort peu dans notre contrée, aussi je ne m’y arrêterai pas.


Amélioration de la race Gascone.


La race bovine gascone, malgré ses bons caractères, ses remarquables aptitudes, a cependant besoin encore d’amélioration afin d’en arriver au perfectionnement désirable. Pour atteindre ce but, on devra faire agir sur l’organisme les divers moyens que la nature et la science ont mis à la disposition de l’homme. L’emploi de ces agents doit être fait avec méthode, car c’est par leur application selon les règles, qu’on peut en obtenir la plus forte somme de résultats.