Page:Bravat - Essai sur la race bovine gasconne.djvu/9

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sont éminemment argileuses, renferment plus ou moins de calcaire, se durcissent plus ou moins par les fortes chaleurs de l’été. Dans le pays, on les distingue en terre forte et en boulbène ; la première renferme du calcaire en grande quantité mêlé à de l’argile ; la seconde c’est de l’argile blanche mêlée de sable.

Une chose qui mérite à tous égards d’attirer l’attention de l’administration, c’est l’insuffisance des routes dans la Gascogne et notamment dans le département du Gers où elles sont encore peu répandues. Cependant, les principaux centres sont réunis par des voies de communication assez aisées, et depuis quelques années, un nombre considérable de chemins vicinaux est venu suppléer au manque de grandes routes ; de sorte qu’on peut, maintenant, allers peu près partout et à son aise de village en village. Mais il y a encore beaucoup à faire.

Ces conditions topographiques et climatériques diverses auront leur influence sur les races domestiques locales et notamment sur l’espèce bovine, dont les caractères extérieurs portent l’empreinte de ce milieu spécial.

Nous avons dit que le sol est assez irrégulier, qu’il présente des collines, des vallées, des coteaux. Quoi de plus propre à donner au bœuf cette sûreté du pied, cette rusticité qu’on doit trouver dans toute bonne race de travail ? Le bœuf, en marchant sur les plaines, le long des vallées, conserve ses régularités d’aplomb, et en gravissant les coteaux, s’habitue peu à peu à la fatigue, à la résistance.

Les eaux fournies par les rivières et les ruisseaux sont de très bonne qualité et concourent à entretenir la santé des animaux.

Il n’y a pas de marais pouvant donner des maladies paludéennes, et c’est un point très important, car le vent du sud-est, qui souffle très souvent dans cette région, pourrait