Page:Brongniart - Plans du Palais de la Bourse de Paris et du cimetière Mont-Louis.djvu/18

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la plupart d’entre eux existent dans Paris. Ceux qui ont de l’importance et qui ont eu plus de célébrité que les autres, ont été gravés dans divers recueils d’architecture.

Mais nous croyons devoir présenter ici la Notice des principaux bâtiments publics ou particuliers qui ont été élevés sur les dessins de M. Brongniart ; nous ne ferons aucune mention des projets de monuments qu’il a faits : quelque talent qu’ils indiquent, on n’en tient aucun compte. Il n’y a jamais que les monuments élevés qui puissent donner une gloire réelle à un architecte, parce qu’il n’y a que sur eux qu’on puisse juger si toutes les conditions qui concourent à la perfection dans cet art ont été remplies. C’est en vain qu’un architecte auroit fait les projets les plus nombreux et les plus beaux en apparence : s’il n’en a pu exécuter aucun, le nom de leur auteur sera bientôt oublié. En effet, parmi les architectes dont les noms ont été conservés par l’Histoire, il n’en est peut-être pas un qui n’ait pour titre que des projets. Ce résultat ne prouve-t-il pas, d’une manière évidente, que les dessins et les gravures sont un moyen tout-à-fait insuffisant pour faire apprécier les travaux et les talents en architecture, ainsi que nous l’avons avancé au commencement de cette Notice.

Ce fut vers 1773 que M. Brongniart, élève de Boullée, commença à construire quelques bâtiments remarquables ; les premiers furent :

L’Hôtel ou petit Palais du duc d’Orléans, chaussée d’Antin (rue du Mont-Blanc) ;

L’Hôtel de madame de Montesson, immédiatement à côté du premier ;

L’Hôtel de M. de Bondi, au coin de la rue de Richelieu et du boulevard (aujourd’hui Frascati) ;

L’Hôtel de madame la princesse de Monaco, rue Saint-Dominique, faubourg Saint-Germain.

De 1778 à 1785, on éleva sur ses plans et sous sa direction :

L’Hôtel de madame la comtesse de la Massais, sur le boulevard de la chaussée d’Antin ;

L’Hôtel de M. de Saintfoix, rue Basse-du-Rempart ;

Les Bains souterrains de l’Hôtel de Besenval, rue Saint-Dominique ;

L’Église des RR. PP. Capucins de la rue Tiroux, aujourd’hui le Lycée Bonaparte.

Les nouveaux boulevards, du côté des Invalides, étoient à peine bordés de quelques maisons particulières, lorsque M. Brongniart les meubla de divers bâtiments, tels que

L’Hôtel de mademoiselle de Condé ;