Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 2.djvu/128

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l’association britannique, à Oxford, 1832 (p. 379 et 405, note), a proposé d’étendre le nom de pœcilitique à tout le groupe des couches placées entre les terrains houillers et le lias, renfermant les cinq formations désignées dans notre coupe (pl. 1, n° 15, 16, 17, 18, 19) par les noms de nouveau conglomérat rouge, calcaire magnésien, grès bigarré, calcaire conchylien et marne irisée. On a long-temps désiré en géologie d’avoir quelque expression commune pour désigner toutes ces formations, mais le mot pœcilitique ressemble tellement par le son au mot pisolitique, qu’il vaudrait mieux s’attacher littéralement à la racine grecque ποικίλος et appliquer le mot commun poikilitique aux couches dont il s’agit[1].



Planche 26a


Ornithichnites ou empreintes des pieds de plusieurs espèces perdues d’oiseaux, qui se rencontrent dans le nouveau grès rouge de la vallée du Connecticut. (Hitcheock.)[2]

  1. L’adoption générale d’an pareil nom collectif pour toutes ces couches, et la division de la série de la grawacke en système cambrien et système silurien, proposée par le professeur Sedgwick et par M. Murchison, présenterait trois groupes ou systèmes presque égaux et très convenables, dans lesquels se partageraient les couches composant les séries de transition et secondaire, le premier comprenant les systèmes cambrien, silurien et carbonifère, elle dernier comprenant les groupes poikititique, oolitique et crétacé.
  2. American Journal of science and arts, janvier 1836, t. XXIX, no 2. Le professeur Hitcheock a publié une histoire très intéressante de la découverte récente des ornithichnites, ou empreintes de pieds d’oiseaux dans le nouveau grès rouge de la vallée du Connecticut. Ces traces ont été trouvées à différentes profondeurs au dessous de la surface actuelle du sol, dans des carrières de roches fissiles, à cinq endroits différens voisins de cette rivière, sur une distance de trente milles. L’inclinaison du grès varie depuis 5° à 50* et ces traces semblent avoir été faites avant que les couches eussent pris cette inclinaison j sept de ces traces se rencontrent