Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 2.djvu/22

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EXPLICATION DES PLANCHES.

gences de cette hypothèse qu’avec celles de toute autre que l’on ait jusqu’ici proposée. C’est donc une nécessité pour nous que d’en adopter le langage, comme nous offrant seul des termes à l’aide desquels nous puissions convenablement décrire les faits qui sont soumis à notre étude.

Le feu et l’eau, que l’on suppose avoir été les deux grands agens mis en œuvre pour placer la surface du globe dans les conditions où nous la voyons de nos jours, nous présentent dans leurs opérations répétées des causes parfaitement en rapport avec des effets tels que les soulèvemens et les dépressions irrégulières qu’offrent les roches fondamentales de la série granitique figurée, dans la région la plus inférieure de notre coupe théorique, comme la base sur laquelle a été construit l’ensemble tout entier des roches stratifiées.

À droite de notre coupe, on voit la surface ondulée du granite fondamental (a 5, a 6, a 7, a 8), représentée comme étant, dans la plus grande partie de son étendue, plus basse que le niveau de la mer.

À gauche (a 1, a 2, a 3), le granite s’élève en un de ces grands pics alpins qui ont entraîné dans leur soulèvement la série tout entière des terrains stratifiés.

De chaque côté de cette montagne de granite se voient des couches primaires et de transition qui se correspondent. On suppose que c’est le granite lui-même qui a ainsi brisé et placé dans cette position soulevée et fortement inclinée des terrains qui avaient été primitivement continus et à peu près horizontaux[1].

  1. On a des exemples de ces soulèvemens du granite postérieurs au dépôt des couches tertiaires dans les Alpes orientales, où les couches de transition secondaires et tertiaires ont éprouvé le même soulèvement que l’axe central des roches granitiques cristallines. Voyez Géolog. Transact. London, nouvelle série, t. III, pl. 56, fig. 1.