Page:Buckland - La Géologie et la Minéralogie dans leurs rapports avec la théologie naturelle, 1838, tome 2.djvu/245

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6. Corps de l’Apiocrinites triginta dactylus (Næve Encrinite de Parkinson.) D’après Miller. (Crinoidea p. 98, pl. 11.) — Voyez t. I, p. 377, note.
Q. Pièces pectorales.
R. Pièces capitales.
X. Orifice buccal, ou trompe susceptible de s’alonger pour saisir la nourriture.
7. Corps d’un autre individu de la même espèce, dessiné par M. Sowerby, d’après un échantillon du musée britannique. M. Parkinson a figuré cette même pièce dans ses Organic remains (t. II, pl. 17, fig. 3). Les apophyses latérales qu’on aperçoit servent à l’insertion

    — « Le mécanisme de l’insertion des articles des bras latéraux sur la colonne mérite qu’on en fasse une mention particulière, tel surtout qu’on l’observe dans les vieux individus. Dans les premiers temps de leur existence, les bras latéraux étant très courts et par conséquent d’un poids peu considérable, il pouvait suffire qu’ils adhérassent à la colonne moins fermement qu’il n’a été besoin à un âge plus avancé. Aussi ne voyons-nous qu’un seul de leurs articles logé dans une cavité articulaire concave de la colonne : mais, lorsque ces bras ont pris un développement plus considérable, un support plus ferme leur est devenu nécessaire, et nous trouvons deux ou trois articles successifs emboîtés dans celle cavité articulaire, qui s’agrandit comme nous l’avons déjà vu pour les recevoir, et, au lieu que ces articles soient disposés comme une série de rameaux naissant à angle droit de la colonne, ils deviennent obliques, et ils se dirigent de bas en haut, de façon à supporter plus facilement l’augmentation de poids à laquelle ils sont soumis. Le premier article des bras latéraux, qui est ainsi reçu obliquement dans la cavité articulaire de la colonne, est tronqué dans la partie de sa circonférence qui est tournée vers le haut de la colonne, et taillé suivant une courbe de telle forme, qu’elle peut s’appliquer exactement dans le sillon où elle doit être reçue.

    La surface de ces articles qui est reçue dans le sillon du tronc est lisse, n’étant destinée qu’à y adhérer ; mais les surfaces articulaires des articles contigus, destinées qu’elles sont à jouir de mouvemens propres, présentent le mécanisme ordinaire, des stries saillantes et dessillons rayonnes. Ces articles ont convexe celle de leurs faces qui est tournée du côté de la colonne, et concave celle du côté opposé. »