Page:Buffault - Étude sur la côte et les dunes du Médoc.djvu/211

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appellent cette plante chou marin à cause de la lointaine analogie de ses feuilles charnues avec celles du chou, et c’est à tort que certains auteurs attribuent cette dénomination soit au cakile, soit au convolvulus précités. La racine du panicaut, mucilagineuse et sucrée, est comestible. Sous bois, jusqu’au bord oriental des dunes, on trouve le panicaut champêtre (e. campestre).


Inflorescence du panicaut

Dans les lèdes de la côte comprises entre la dune littorale et la forêt de pins, se voient d’abondantes touffes d’armoise maritime (artemisia maritima) et des touffes plus nombreuses encore d’immortelles (helichrysum stœchas) aux fleurettes d’or et aux fortes senteurs, aussi le gaillet des sables (galium arenarium). Dans la partie orientale des dunes on trouve quelques pieds de douce-amère (solanum dulcamara) et de bouillon-blanc (verbascum album). De-ci de-là, dans des lèdes à sol humide, poussent des touffes de jonc (juncus maritima) et même quelques roseaux (phragmites). Enfin, sous bois, un peu partout le mélampyre des prés (melampyrum pratense) nommé herbe aux vaches dans le pays. Les plantes que nous venons d’énumérer se rencontrent sur toute la côte médocaine. À Soulac on trouve de plus, dans les lèdes ou sur les dunes voisines de la plage : le dianthus gallicus de Pers. (ou arenarius L.), charmant petit œillet dont les fleurs roses embaument délicieusement ; la bugrane jaune (ononis natrix) et une giroflée à fleurs lilas (mathiola sinuata) sans doute importées ; une grande centaurée (centaurea aspera) ; en forêt l’asperge sauvage (asparagus officinalis), très recherchée par les habitants du pays qui la trouvent plus parfumée que l’asperge cultivée ; plusieurs orchidées ;