Page:Buies - La région du lac St-Jean, grenier de la province de Québec, 1890.djvu/63

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
— 50 —

Aux personnes engagées dans l’exploitation du bois, des scieries, des usines et des fabriques en général.

Le long de la ligne du chemin de fer du lac Saint-Jean se présentent de nombreux endroits favorables à la construction de scieries, de moulins à pulpe, de fabriques de papier et autres industries.

La compagnie fait un des objets de sa politique d’offrir tous les encouragements possibles à l’établissement de ces industries, en accordant des taux de fret spécialement bas, des contrats pour un nombre d’années déterminé, de même que le transport des machines à un prix nominal.

Les nouveaux embranchements de la ligne, à la veille d’être terminés, offriront des débouchés pour les produits des moulins et des manufactures, dans toutes les directions.

Le chemin de fer des Basses-Laurentides, qui devra frapper la ligne du lac Saint-Jean à la Rivière-à-Pierre, apportera une communication directe avec Trois-Rivières et Montréal, et « l’Extension Orientale » de la ligne, allant de Chambord à Chicoutimi et à Saint-Alphonse, sur la rivière Saguenay, donnera accès à des ports de mer où les plus grands navires et les steamers océaniques peuvent charger en toute facilité.

L’embranchement de La Tuque, sur le Saint-Maurice, qui est actuellement sous contrat, devra ouvrir un des plus beaux territoires forestiers de la province et permettra aussi d’exploiter d’énormes quantités d’épinette et de pin, qu’on ne peut aujourd’hui transporter au marché à cause de la distance et des frais trop élevés de production qui en résultent.

À la chute de La Tuque, le volume tout entier du Saint-Maurice, qui s’y engloutit, forme un des plus puissants pouvoirs hydrauliques de la province, capable d’actionner des scieries et des fabriques en grand nombre.

De La Tuque aux Grandes Piles, à trente milles de Trois-Rivières, le Saint-Maurice est navigable par des steamers, pour une distance de 70 milles ; on projette en conséquence, aussitôt l’embranchement de La Tuque complété, de faire courir un steamer entre La Tuque et les Grandes Piles, d’où le chemin de fer du Pacifique conduit à Trois-Rivières. Ce sera là une « tournée » incomparable pour les touristes.


Le chemin de fer de Québec et du Lac Saint-Jean offre les avantages suivants aux colons :

Sur présentation d’un certificat de l’assistant-commissaire de l’agriculture, à Québec, les cultivateurs, et sur présentation d’un certificat de l’agent d’immigration, à Québec, les immigrants arrivant d’Europe, qui iront s’établir au Lac Saint-Jean, pourront bénéficier des privilèges ci-dessous :

Transport gratuit de Québec au Lac Saint-Jean des colons de bonne foi et de leurs familles, de 300lbs. d’effets de ménage pour chaque adulte et de 150lbs. pour chaque enfant. Tout excédant de 300lbs. d’effets de ménage — mais pas au delà d’un chargement de char pour chaque famille — sera transporté au prix nominal de 9 centins par 100lbs.

Les colons de bonne foi qui désireront aller seulement examiner les terres obtiendront un demi-passage de Québec au Lac Saint-Jean et retour, soit $2.75 chacun, sur présentation d’un certificat de l’agent d’immigration du Dominion, ou de l’assistant-commissaire de l’agriculture.

Les colons trouveront à acheter de belles terres en culture au Lac Saint-Jean.

Pour renseignements concernant la vente des terres, etc., s’adresser à M. Georges Audet, agent des terres de la couronne, à Roberval, lac Saint-Jean, Mgr Labelle et Mgr Marquis, au département de l’agriculture, à Québec, et les immigrants d’Europe à M. L. Stafford, agent d’immigration du Dominion, à Québec.


Pour autres renseignements demandez nos indicateurs.

Note. — Pour se procurer un certificat d’assistant-commissaire, il faut que l’applicant (de la classe agricole) soit porteur d’un certificat du curé de sa paroisse, afin de donner une preuve de sa bonne foi.