Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/176

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


que l’on retrouve dans la légende qu’on lui a consacrée, et que l’on me permettra de rappeler.

Callimaque, sculpteur athénien, se trouvant à Corinthe, alla se promener un jour à travers des tombeaux. Il aperçut, sur la tombe d’une jeune grecque, une corbeille de fleurs recouverte d’une large tuile.

Cette gracieuse corbeille était là sur le gazon, au milieu d’une touffe de cyprès et de lauriers-roses, et, de grandes feuilles d’acanthe s’étant épanouies, elles étaient venues se recourber en gracieuses volutes sur le bord de la tuile. Callimaque traça ce frais croquis sur son carnet, le régularisa et en fit le chapiteau de l’ordre corinthien.

Si cette légende n’existait pas, il faudrait l’inventer, tant elle a de fraîcheur et de vraisemblance. »

Longtemps avant qu’il eut été question d’y ériger une nouvelle cathédrale, quelques religieuses du Bon Pasteur de Québec s’étaient transportées à Chicoutimi et y avaient transformé en un embryon de couvent la maison où les habitants de l’endroit tenaient leurs réunions du dimanche, après la messe. Cette maison était à côté même de l’ancienne chapelle, à une petite hauteur de la colline. Bientôt le couvent avait pris le nom d’académie et l’on y voyait réunies, tous les ans, de soixante à soixante-dix élèves qui recevaient la pension et l’instruction, tout à la fois, pour la somme nominale de soixante dollars par année. Comme, en outre, il y avait toujours un petit nombre