Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/24

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Roi par l’ordonnance de l’intendant Hocquart. Ces limites ont été conservées jusqu’en 1810, époque à laquelle eut lieu le remaniement des circonscriptions électorales de la province de Québec. L’extrême limite ouest du « Domaine », sur le littoral du Saint-Laurent, atteignait alors, on s’en souvient, cette partie du pays qui fait face à l’Île-aux-Coudres ; depuis 1840, le comté de Charlevoix a été taillé dans le territoire de l’ancien « Domaine », et s’étend sur le bord du fleuve jusque près de la rivière Saguenay elle-même ; en outre, on a divisé ce qui restait de ce territoire en deux comtés, celui de Chicoutimi, qui comprend les deux bassins de la rivière Saguenay et du lac Saint-Jean, et celui de Saguenay proprement dit, qui s’étend de Tadoussac au Labrador, sur le littoral, et en arrière jusqu’à la hauteur des terres qui servent de ligne de partage entre les eaux qui coulent dans le Saint-Laurent et celles qui se déversent dans la mer de Hudson.

Il est presque impossible dans ces conditions d’établir quelles sont les bornes précises du territoire saguenayen, attendu que la hauteur des terres est extrêmement variable et que la limite naturelle du bassin du lac Saint-Jean ne peut être arbitrairement fixée. Cependant, nous pouvons dire d’une manière approximativement exacte que le territoire du Saguenay, comprenant les deux comtés dont il est formé, s’étend entre les 48e et 50e degrés de latitude nord, et entre les 65e et 74e degrés de longitude ouest.