Page:Buies - Le Saguenay et le bassin du Lac St-Jean, 1896.djvu/83

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« Le 21 mars 1748, j’obtins encore de M. l’Intendant 300 livres pour ma nouvelle église de Tadoussac.

« En automne, 1749, M. l’Intendant Bigot m’accorda 200 livres pour mon église de Tadoussac qui fut couverte et fermée cette année. »

Enfin, à la Saint-Jean de l’an 1750, la dite église fut parfaitement achevée et fut estimée à trois mille livres par M. Guillemin, conseiller au conseil de Québec et commissaire du Roy, à M. Hary, fermier des postes.

On trouve au registre des postes la note suivante en latin, de la main du réverend Père La Brosse, écrite en 1766 : « Le Rév. Père Coquart était mort à la mission de Saint-François-Xavier, le 4 juillet de l’année précédente, (1765) et y avait été enterré dans le cimetière commun. Il avait composé un dictionnaire des mots français et abénakis, et une grammaire de cette langue qu’il fit imprimer en France. »

Enfin, le Père La Brosse, dernier missionnaire jésuite au Saguenay, remplaça le Père Coquart en 1766. Il a laissé un dictionnaire de la langue montagnaise auquel il avait travaillé pendant huit ans. Il avait aussi traduit l’Évangile en cette langue et l’avait fait copier aux sauvages, en l’absence de caractères d’imprimerie.

Il mourut à Tadoussac le 11 avril, 1782, à l’âge de 70 ans, et fut enterré dans la chapelle par M. Compain, curé de l’Île aux Coudres.