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québec en 1900

déblayer et débarrasser tout le terrain depuis là jusqu’à la rue Saint-Roch, en ne retenant debout que les restes du château Bigot, faire disparaître les marchés à foin et à bestiaux qui s’y trouvent, très incongrûment, en présence de ruines historiques, et les remplacer par un parc élégant, artistiquement aménagé, où la population de cet immense faubourg trouverait le dimanche un bel endroit de promenade et de récréation.

Assurément, la réalisation de ce projet donnerait à l’étranger qui arrive à Québec par le chemin de fer du Pacifique, et qui y arrivera bientôt par celui du Grand Nord, une autre idée de notre ville que celle qu’il ne peut manquer d’avoir, en apercevant, dès sa descente du train, cet entourage de cours de bois, ces misérables constructions et ces ignobles enclos qui s’offrent à sa vue. Il n’est que juste que la population de Saint-Roch ait aussi son parc, et nul endroit n’offre une situation plus favorable à cet objet que le large terrain du Palais.

Allons encore plus loin. On parle aussi d’ouvrir une route en ligne droite du pont Dorchester à Charlesbourg, et de doter cette route d’un service régulier de tramways plusieurs fois par jour. Ajoutez qu’au bout de la ligne, il y aurait aussi un parc et que les promeneurs ou touristes y trouveraient des voitures de cochers qui les conduiraient dans toutes les directions, soit à Lorette, soit au lac Saint-Charles, soit au lac Beauport, à leur choix. D’un autre côté, on relierait cette route au village Stadacona par une route nouvelle, tracée autant que possible le long de la rivière Saint-Charles, et bordée d’un large trottoir, de façon à en faire une