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québec en 1900

promenade privilégiée, le dimanche, pour le grand nombre de personnes qui, tout en voulant respirer l’air libre en dehors de la ville, ne peuvent aller au loin, à la campagne.

X

Et maintenant, Messieurs, il faut conclure.

Vous avez vu, dans le cours du dernier demi-siècle, sortir du néant des villes qui ont aujourd’hui des centaines de mille âmes et qui sont devenues les sièges d’industries qui alimentent le monde entier. Ce développement inouï, cette croissance phénoménale, elles les doivent à la nature, à leur situation géographique jusque là comme inaperçue, à des circonstances se déplaçant ou prenant une importance soudaine, mais surtout aux hommes qui ont voulu et qui ont su tirer parti de cette situation et de ces circonstances.

Il n’est pas dit que l’enfantement de pareils prodiges ait épuisé l’avenir et que, désormais, l’immense sein de la jeune et féconde Amérique sera incapable de semblables gestations. Eh ! Mais c’est à peine si l’énorme tronçon de ce continent, qui s’étend entre le 45e et le 50e degré de latitude nord, et du Pacifique à l’Atlantique, est ouvert à l’investigation et à l’activité humaines. Ses ressources merveilleuses, inépuisables, sont à peine connues, beaucoup d’entre elles encore inexploitées. Il ne pourra donner sa mesure pleine et entière que lorsque toutes ses industries auront été développées et lorsque tout le Nord-Ouest, mis en culture, sera devenu le grenier de la vieille Europe, lasse de produire, et de ce continent nouveau, demeure de deux