Page:Buies - Récits de voyages, 1890.djvu/124

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
126
récits de voyages

ensuite jusqu’à la rivière Rouge. Il confia à M. Dawson l’exécution de cette route, à laquelle on a justement donné son nom et qui a été jusqu’à 1883 la seule voie de communication entre le lac Supérieur et le Manitoba. Ceci se passait en 1865-66. M. Dawson établit sa base d’opérations à Port Arthur, et, en 1868, les magasins d’approvisionnement des explorateurs y étaient installés.

Pendant que les travaux étaient poussés avec une rapidité et une vigueur étonnantes, le gouvernement canadien achetait l’immense territoire de la Compagnie de la baie d’Hudson, et les quelques pionniers établis à la baie du Tonnerre se groupaient autour de la « Station, » comme on appelait alors l’endroit où allait bientôt s’élever la ville de Port Arthur. « Ce n’était pas une mince affaire, dit M. de Lamothe, que d’établir une voie de communication sûre et facile à travers plus de sept cents kilomètres d’un pays tourmenté, inhabité et presque entièrement inconnu. Telle est pourtant l’entreprise que le gouvernement canadien avait courageusement abordée. En peu d’années, ses ingénieurs avaient exploré le réseau inextricable de lacs et de forêts qui s’étend entre le lac Supérieur et les Prairies ; ouvert des chemins carrossables à travers les bois,