Page:Buies - Récits de voyages, 1890.djvu/200

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
204
récits de voyages

can, offrent cette particularité remarquable que la chaîne des Laurentides s’y est en quelque sorte comme affaissée ; les plus hautes élévations n’y atteignent pas six cents pieds au-dessus du lac Saint-Jean ; la descente vers le fleuve est à peu près insensible et la magnifique vallée de la Batiscan s’épanouit largement, librement sous le regard. Tout l’espace compris entre cette dernière rivière et le Saint-Maurice, de l’est à l’ouest, et du nord au sud, entre la Tuque et les Piles, comprend environ cinq cent cinquante milles carrés, dont quatre-cent mille, dit M. J. C. Langelier, se composent d’un sol capable de faire vivre dans l’aisance une population de trente mille âmes.


Au nord de cette région s’étendent les vallées de la grande Bostonnais et de la Croche, séparées par une chaîne de hauteurs. La grande Bostonnais a un parcours de cinquante milles et la contrée qu’elle arrose une superficie de deux cent trente mille acres, dont cent soixante-quinze mille au moins se composent d’une terre facilement cultivable.