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promenade dans le vieux québec

admirer les hauts faits d’armes, que ne devons-nous pas sentir en présence de ces touchants et sublimes exemples qui illuminent d’un rayon doux et consolant bien des pages sanglantes ?

A-t-on remarqué, depuis un certain nombre d’années, quelle ardeur de recherches, quelle étude passionnée nos écrivains canadiens dirigent sur Québec, point de mire pour ainsi dire unique, seul endroit du pays digne d’un intérêt qui se soutient dans tous les temps ? Le vieux Charlevoix avait déjà pressenti, dès 1720, ce que deviendrait un jour notre ville parmi les cités monumentales de l’histoire, et il s’écriait dans son enthousiasme : « De même que Paris a été pendant longtemps inférieur à ce qu’est aujourd’hui Québec, de même il viendra un temps où celle-ci sera l’égale de Paris, et alors, aussi loin que l’œil peut atteindre, il ne découvrira sur les rives du Saint-Laurent que des villes, des demeures somptueuses, de riches prairies, des champs fertiles et des collines chargées de moissons, des quais superbes bordant la capitale, son