Page:Buies - Récits de voyages, 1890.djvu/224

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
229
promenade dans le vieux québec

ville, qui ne comprenait que quelques rues, dont la principale était la rue Saint-Louis, appelée Grande Allée, encore à moitié ombragée par la forêt, et où ne se trouvaient que quelques établissements militaires

Le reste de la ville était encore occupé aux trois quarts par d’autres établissements militaires et surtout par des maisons religieuses, tels que les couvents, les hôpitaux, les églises, le séminaire, le collège des Jésuites ;… auxquels aboutissaient tous les chemins, ce qui les rendait extrêmement tortueux, parce qu’il était impossible de suivre un plan régulier, chacun se bâtissant comme il le pouvait là où le roc était le plus facile. Il en résultait un double avantage c’est qu’on pouvait rassembler en un clin-d’œil sous la main toute la population, si un ennemi extérieur venait subitement à la menacer ; et d’autre part, il n’y avait pas d’excuse possible pour ne pas aller à la messe. Aujourd’hui, le plan des rues n’a pas beaucoup changé ; seulement, il y en a qui font le tour des églises.