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récits de voyages

CHAPITRE V

À LA BAIE GÉORGIENNE


Nous allons maintenant nous diriger vers la baie Géorgienne, à travers un pays absolument nouveau pour la plupart des lecteurs, et aussi inconnu des Canadiens que la merveilleuse vallée du Yellow Stone l’était des Américains, il y a trente ans.

De Toronto à Collingwood, sur la baie Géorgienne, la distance à parcourir est de quatre-vingt-quatorze milles. Lorsqu’on en a fait à peu près quarante, on pénètre dans un pays encore tout jeune, comme l’attestent la plupart des habitations construites en bois brut, au milieu des défrichements encore incomplets qui s’étendent de chaque côté de la route. Ce jeune pays est souvent monotone, quelquefois extrê-