Page:Buies - Récits de voyages, 1890.djvu/54

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.
56
récits de voyages

à une heure et demie environ de Collingwood, il semble qu’il n’y ait de cultures, de villages et de villes que d’un côté, celui où s’échelonnent les collines ; l’autre est abandonné aux marais et aux savanes. Aussi, lorsqu’on approche du lac Simcoe, le voit-on bordé pendant longtemps par cette interminable série de basses terres saturées d’eau, où les hautes herbes croissent à profusion, ce qui lui donne un aspect désolé ; mais peu à peu le spectacle s’améliore, les cultures apparaissent des deux côtés de la route, et le train court au milieu d’une campagne d’une fertilité sans égale, et dont les champs s’étendent à perte de vue. Enfin, quatre heures et demie après le départ de Toronto, on arrive à Collingwood, sur les bords de la baie Géorgienne, terme de la route par terre et l’un des points de départ des steamers qui se rendent jusqu’à l’extrémité du lac Supérieur.[1]

  1. Il y a trente ans à peine qu’a été construit le premier chemin de fer entre le lac Ontario et le lac Huron. On l’appela le « Northern. » Sont venus s’ajouter depuis le « Midland », à l’est du premier, et le « Toronto, Grey and Bruce, » à l’ouest. Ces trois chemins de fer ont ouvert le nord-ouest d’Ontario jusqu’au lac Huron et à la baie Géorgienne, pendant que d’autres, terminés partiellement ou en voie de construction, passent à travers les districts de Muskoka, de Parry