Page:Bulletin de la société géologique de France - 1re série - 3 - 1832-1833.djvu/444

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gisemens de fer qui pouvaient avoir quelque analogie : le gisement de fer hydraté et oxidulé dans le granite au village de Calas ; ce gisement est à huit lieues de Draguignan. Dans les montagnes porphyriques de la rade d’Agay, on rencontre également des filons de feroxidulé, dans lequel on trouve de beaux échantillons d’aimant.

M. de Bonnard fait remarquer les rapports à peu près analogues qui peuvent exister entre ce mode de formation du fer, et les gisemens des mines de fer du centre de la France au contact des terrains primordiaux et du calcaire secondaire.

Suivant M. de Beaumont, ces rapports ne sont pas complets. Dans le centre de la France, le fer s’est déposé en couches horizontales sur le dépôt préexistant du granite, tandis que dans les autres mines dont il a été parlé par M. Dufrénoy, ainsi que par M. de Beaumont, le dépôt avait eu lieu au moment de la formation du granite, et au contact des deux roches.

Une discussion s’engage entre plusieurs membres sur la volatilisation et la dissolubilité possible de certains métaux à certaines périodes géologiques.

M. Boubée ajoute quelques détails sur le calcaire de transition de Vicdessos dans la vallée d’Osso et ailleurs ; sur les alternats de calcaires hémitrènes, avec des pegmatites et des roches granitiques.

M. Dufrénoy distingue les différens calcaires, et soutient que plusieurs calcaires sont empâtés ou pénétrés par le granite.

M. Boubée ne croit pas qu’on doive ainsi rattacher les mines du fer et autres qui se trouvent entre les terrains primitifs et les formations plus modernes, au phénomène de l’épanchement de ces premiers terrains. Il les croit généralement plus modernes, et les fait rentrer dans sa théorie des concrétions et infiltrations ; il fait remarquer que ces mines se composent de minéraux solubles et la plupart hydratés ; qu’elles se composent de matières stalagmitiques ou concrétionnées, et qu’elles forment des amas irréguliers, des rognons, ou même des veines et filons, qui se rétrécissent de haut en bas ; il fait observer enfin que la plupart de ces mines, notamment celle de Vicdessos, présentent absolument toutes