Page:Burnouf - Lotus de la bonne loi.djvu/188

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CHAPITRE XIII.

LA POSITION COMMODE.

Ensuite Mañdjuçrî Kumâra parla ainsi à Bhagavat : C’est une chose difficile, ô Bhagavat, c’est une chose extrêmement difficile que l’effort que ces Bôdhisattvas Mahâsattvas auront à faire à la fin des temps, dans la dernière période, par suite de leur respect pour Bhagavat ; comment ces Bôdhisattvas, ô Bhagavat, pourront-ils expliquer, à la fin des temps, dans la dernière période, cette exposition de la loi ? Cela dit, Bhagavat répondit ainsi à Mañdjuçrî Kumâra : C’est, ô Mañdjuçrî, à un Bôdhisattva Mahâsattva fermement établi dans les quatre lois, qu’il appartient d’expliquer à la fin des temps, dans la dernière période, cette exposition de la loi. Et quelles sont ces quatre lois ? C’est, ô Mañdjuçrî, à un Bôdhisattva Mahâsattva, ferme dans ses pratiques et dans la sphère de son activité, qu’il appartient d’expliquer à la fin des temps, dans la dernière période, cette exposition de la loi. Et comment, ô Mañdjuçrî, un Bôdhisattva Mahâsattva est-il ferme dans ses pratiques et dans la sphère de son activité ? C’est, ô Mañdjuçrî, quand un Bôdhisattva Mahâsattva est patient et discipliné ; qu’il est arrivé au degré où l’on est discipliné, qu’il est soumis, que son cœur ne connaît ni la colère ni l’envie ; quand, enfin, ô Mañdjuçrî, il ne pratique aucune loi, quelle qu’elle soit, qu’il comprend ou qu’il contemple tel qu’il est le propre caractère des lois. Or l’action de ne pas rechercher, de ne pas méditer ces lois, c’est là, ô Mañdjuçrî, ce qui s’appelle les pratiques d’un Bôdhisattva Mahâsattva. Et quelle est, ô Mañdjuçrî, la sphère de l’activité d’un Bôdhisattva Mahâsattva ? C’est, ô Mañdjuçrî, quand un Bôdhisattva Mahâsattva ne recherche ni un roi, ni un fils de roi, ni le grand ministre d’un roi, ni les serviteurs d’un roi ; quand il ne leur rend ni devoirs ni hommages, et quand il ne va pas auprès d’eux ; quand il ne recherche pas les hommes d’une autre secte, les ascètes, les mendiants errants, ceux