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de cet organe si fréquentes à Paris que bientôt les médecins n'y pourront plus suffire.

Le professeur Delpech poussa lui aussi un cri de détresse : « Que de maux dans un corset, que de morts dont il est cause ! »

Au siècle dernier, le Dr Platner fut partisan du corset. Le Dr Le Brand le conseilla même pour les enfants à condition qu'il puisse se changer de côté chaque jour :

« Avec cette précaution, dit il, le « corps » ne se moulera pas sur le corps de l'enfant, et n'en prendra pas la figure ; la baleine perdant le lendemain le mauvais pli qu'elle avait pris la veille. »

Il nous faudrait un volume pour citer toutes les opinions des médecins qui ont écrit sur cette question. Nous citerons cependant, à cause de leur haut intérêt, les avis de plusieurs des médecins et hygiénistes contemporains.

Commençons par rapporter l'avis de l'un des plus convaincus partisans du corset, le Dr Bouvier :

« Nous avons entendu naguère, dit-il, notre vénérable maître, M. le professeur Roux, s'écrier, avec l'accent d'une conviction profonde, que : « Tous les hommes devraient porter un suspensoir. » Ne peut on pas dire à aussi juste titre que : « Toutes les femmes adultes, pour peu qu'elles aient un embonpoint normal, devraient porter un corset, vrai suspensoir des glandes mammaires, non moins exposées à des secousses et à des tiraillements dangereux. »