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Puisque la femme doit porter un corset, le problème se résume à rendre cette partie du vêtement la plus conforme possible aux exigences de l'hygiène.

Cette solution pratique a été celle qui, à toutes les époques, a fixé l'attention de ceux qui se sont occupés de la question. Nous ne citerons pas tous les perfectionnements faits ou proposés à ce sujet. Chaque année, le nombre des brevets pris dans ce genre est considérable.

Nous citerons seulement, parmi les plus récents : le corset de Mme le Dr Gaches-Sarraute, et le Callimaste de Mme le Dr de Griniewitch.

Le corset de Mme Gaches-Sarraute a ceci de particulier qu'en haut il s'arrête au milieu de la distance qui sépare la dernière fausse côte de l'appendice xiphoïde, et qu'il se termine, en bas, à quelques centimètres au-dessous du pli de l'aine.

Voici comment le décrit Mme Gaches-Sarraute elle-même, dans sa récente Etude physiologique et pratique sur le corset :

« Le rôle de la partie du corset qui dépasse le pli de la taille en haut, est un rôle de protection pour les viscères contre les influences extérieures et contre la constriction occasionnée par les liens du vêtement. De plus, il permet aux femmes de s'habiller, et même, d'aucunes pensent d'une façon élégante, ce qui ne gâte rien, tout en conservant ou en restituant les formes originelles. Dans aucun cas, il ne peut soutenir les seins par la raison bien simple que ceux-ci, placés sur la cage thoracique, sont solidaires de leur base d'appui qui doit