Page:Calloch - A Genoux.djvu/132

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Mes jambes vacillent comme celles d’un homme ivre, — Je suis plein de pensées stupides… Liens, liens, — Vous ne serez donc pas brisés ?… Ô mon âme, — Bondis hors de ma poitrine et vole au fond du ciel !

Car ce n’est pas sur mon corps seulement que je gémis : — Pour punir le péché du premier père Adam, — L’âme comme le corps de ses fils est soumise à la douleur, — Où qu’ils aillent la peine est près d’eux.

Hors de l’eau de la mer le poisson ne peut vivre. — La mer de mes affections a été tarie, — Ils m’ont abandonné tout seul au carrefour.

Blessures au dehors, blessures au dedans, — Comment tiendrais-tu à la vie, pauvre barde ?