Page:Calloch - A Genoux.djvu/133

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La mort seule peut te donner la tranquillité : — Comment à la mort aimée ne pas mugir un couplet ?

Dans la bataille quotidienne nul ne me donne la main. — De la semaine de ma vie quand sera venu le samedi, — Quand l’ankou m’appellera, caressant comme un chien, — Je baiserai sauvagement sa joue décharnée

« Cesse, me dit le monde, tes plaintes tristes. — À toute peine plaisir et rire sont remèdes, — Ils guériront ton mal aussi, si tu veux : — Bois avec nous le vin de la joie dans la coupe pleine jusqu’au bord ! »

— Rire ? Quand mon épaule est écrasée sous le fardeau, — Quand je suis perclus, corps et esprit, tout entier ? — Rire ?… Ainsi fait plus d’un à mon âge. — Mais moi, moi, est-ce que je pourrais ?… — Monde insensé !