Page:Calloch - A Genoux.djvu/165

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Ô Vous à la voix de qui la mer obéissait, jadis — Quand Vous marchiez par les chemins du fils-de-l’homme, — Ayez pitié du marin et de sa famille, — Qui, sans Vous, seront noyés dans la peine.

Vous qui remplissiez de poissons les filets, — D’une seule parole, autrefois, ô Maître, — Souvenez-Vous à cette heure-ci de la foi de nos ancêtres, — Bénissez les lignes de notre bateau.

Nous péchons, il est vrai. Nous sommes faibles et chétifs, — Souvent nous Vous causons du déplaisir, — Mais Vous êtes le Dieu de l’amour et de la douceur, — Mais le fils de l’homme est votre créature.

La croix que Vous meniez jadis sur le Calvaire en la portant, — Était lourde ; la nôtre aussi : — Le métier du marin est un métier de peine.