Page:Calloch - A Genoux.djvu/50

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Votre maison est le temple des nations ; je suis venu prier pour mon peuple.

Je lève mes mains vers Vous, comme celles de Moïse Votre Prophète, jusqu’à ce qu’elles se lassent et jusqu’à ce qu’elles tombent ;

Et entre mes lèvres ma voix tremble.

Vous aviez ouvert un sillon au couchant du vieux monde, un sillon sur la mer.

Et dans ce sillon Vous aviez semé des Celtes.

Là étaient les meilleurs grains, et Vous preniez chaque année

Une poignée d’entre eux pour les semer par l’univers.

Les uns tombaient dans les rochers, et ils mouraient ;

Les autres tombaient dans les épines, qui les étouffaient ;

D’autres dans la terre labourée…

Les fils de ma race étaient Vos grains, et en chaque terre où vous les semiez