Page:Calloch - A Genoux.djvu/83

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Ici sur les âmes un vent froid hurle, — Chacun fait pour soi, personne ne regarde les autres, — Mon cœur est au pays des pitiés chrétiennes, — Mon cœur est là-bas au milieu des cœurs chauds des miens.

Ici c’est l’antre du péché. Comme des bêtes autour de moi — J’entends les hurlements impurs des voix du mal, — Mon cœur est là-bas dans les églises silencieuses, — Où s’agenouillent, fervents, les marins de mon pays.

Ici c’est étroit sur l’homme ; dans les avenues ouvertes, — Je soupire après la côte si belle dans son habit de lande, — Comme une petite île rongée par les vagues, — Moncœur est là-bas dans les mâchoires de la mer.

Loin là-bas cap à l’occident si vous voulez aller, — De l’autre côté des montagnes et des côtes agréables,