Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/155

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ou l’alliage. Lorsque l’argent est pur on le repese dans la même balance, & si le poids se trouve alors de onze grains, au lieu de douze qu’il y avoit, l’Essaïeur dit que la barre est de onze deniers de fin, c’est-à-dire, qu’elle contient onze parties d’argent véritable, & une douzieme partie de cuivre ou d’alloi. Ce qui se comprendra encore plus facilement par ceux qui auront la curiosité de voir ces affinages. Il n’y a point d’autre mystere. L’essai de l’or se fait de même, avec cette seule différence, que les dégrés de finesse de l’or se divisent en vingtquatre parties, qu’on appelle Karats, à cause que l’or est plus précieux ; & ces Karats sont divisés en trente-deuxiemes, au lieu qu’on ne divise les dégrés de finesse de l’argent qu’en douze parties qu’on appelle deniers, & ces deniers en vingt-quatre grains chacun.