Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/183

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supposerai que l’argent comptant qui doit conduire la circulation des trois rentes, est égal en valeur à deux de ces rentes, ou égal au produit des deux tiers de la terre. On verra par plusieurs circonstances dans la suite, que cette supposition n’est pas bien loin de la verité.

Supposons maintenant que l’argent qui conduit toute la circulation d’un petit État, est égal à dix mille onces d’argent, & que tous les paiemens qu’on fait de cet argent, de la Campagne à la Ville, & de la Ville à la Campagne, se font une fois l’an ; que ces dix mille onces d’argent sont égales en valeur, à deux rentes des Fermiers, ou aux deux tiers du produit des terres. Les rentes des Propriétaires correspondront à cinq mille onces, & toute la circulation d’argent, qui restera entre les gens de la Campagne & ceux de la Ville, & qui