Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/200

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Mais il arrive rarement que les propriétaires répandent leurs rentes dans une proportion constante & reglée. À Londres, sitôt qu’un propriétaire reçoit sa rente, il en met la plus grande partie entre les mains d’un Orfévre, ou d’un Banquier, qui la prêtent à intérêt, par conséquent cette partie circule ; ou bien ce propriétaire en emploie une bonne partie dans l’achat de plusieurs choses nécessaires au ménage ; & avant qu’il puisse recevoir un second quartier, il empruntera peut-être de l’argent. Ainsi l’argent de ce premier quartier circulera en mille manieres avant qu’il puisse être ramassé & remis entre les mains du Fermier, pour servir à faire le paiement du second quartier.

Lorsque le tems du paiement de ce second quartier sera venu, le Fermier vendra ses denrées par gros articles ; & ceux qui