Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/23

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compte du Propriétaire même, ou pour celui du Fermier. On donne le surplus du produit de la Terre aux ordres du Propriétaire ; celui-ci en donne une partie aux ordres du Prince ou de l’État, ou bien le Fermier donnera cette partie directement au Prince, en la rabattant au Propriétaire.

Pour ce qui est de l’usage auquel on doit emploïer la terre, il est préalable d’en emploïer une partie à l’entretien & nourriture de ceux qui y travaillent & la font valoir : le reste dépend principalement des humeurs & de la maniere de vivre du Prince, des Seigneurs de l’État & du Propriétaire ; s’ils aiment la boisson, il faut cultiver des Vignes ; s’ils aiment les soieries, il faut planter des Meuriers & élever des Vers à soie ; & de plus il faut emploïer une partie proportionnée de la terre, à main-