Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/338

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


tré il y a déja long-tems l’exemple en partie : ils ont chez eux & dans leurs Colonies tout ce qu’il faut pour la construction des Bâtimens, ou du moins il ne seroit pas difficile de les y faire produire : & il y a une infinité de voies qu’on pourroit prendre pour faire réussir un tel dessein, si la legislature ou le ministere y vouloit concourir. Mon sujet ne me permet pas d’examiner dans cet Essai, le détail de ces voies : je me bornerai à dire, que dans les païs où le commerce n’entretient pas constamment un nombre considérable de Bâtimens & de Matelots, il est presque impossible que le Prince puisse entretenir une Marine florissante, sans des frais qui seroient seuls capables de ruiner les trésors de son État.

Je conclurai donc, en remarquant que le commerce qui est le plus essentiel à un État pour