Page:Cantillon - Essai sur la nature du commerce en général.djvu/36

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sistent aux dépens de l’Etranger.

Mais si nous écartons ces idées pour ne point embrouiller notre sujet, on peut dire que l’assemblage de plusieurs riches Propriétaires de Terres, qui résident ensemble dans un même lieu, suffit pour former ce qu’on appelle une Ville, & que plusieurs Villes en Europe, dans l’intérieur des Terres, doivent le nombre de leurs Habitans à cet assemblage : auquel cas, la grandeur d’une Ville est naturellement proportionnée au nombre des Propriétaires des Terres, qui y résident, ou plutôt au produit des Terres qui leur appartiennent, en rabattant les frais du transport à ceux dont les Terres en sont les plus éloignées, & la part qu’ils sont obligés de fournir au Roi ou à l’État, qui doit ordinairement être consommée dans la Capitale.