Page:Carmontelle - Proverbes dramatiques, Tome 4.djvu/147

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L’ABBÉ.

Elle se plaint déjà beaucoup de vous, au moins.


M. DEGRANTIER.

De moi ?


L’ABBÉ.

Oui, vraiment ; elle dit que vous la négligez depuis quelque temps.


M. DEGRANTIER.

Elle est bien-bonne ; j’aurai l’honneur de lui aller faire ma cour, incessamment.


L’ABBÉ.

Je lui dirai donc que cela ne vous regarde pas.


M. DEGRANTIER.

Si vous voulez bien. Où allez vous donc, Monsieur l’Abbé ? Est-ce que vous ne dînez pas ici ?


L’ABBÉ.

Non, je ne peux pas avoir cet honneur-là, aujourd’hui.


M. DEGRANTIER.

Mais, quand vous verra-t-on ?


L’ABBÉ.

Sûrement demain ou après. Ah ! ça ! vous êtes en affaire, laissez-moi aller.